A propos

img_h_passaquin_new.jpgHenri Passaquin

Les dessins et les peintures de Passaquin expriment la lumière, le calme, la douceur. La finesse et la précision du trait n’enlèvent rien à la poésie qui se dégage d’une fontaine, d’une vieille demeure ou d’un panorama. Les sujets de ses tableaux ont pour mérite d’être d’une fidélité exemplaire aux paysages qu’il rencontrait sur son chemin. En cette période trépidante, sa peinture diffuse une détente bienvenue.

Placé très jeune dans un orphelinat, Henri découvre vite que la seule chose qui lui permet de s’évader de la morosité ambiante est le dessin, qui restera toujours sa grande passion. C’est ainsi qu’il choisit d’apprendre le métier de bijoutier-joaillier et dessinateur en bijouterie. Ce domaine lui plaît, la minutie exigée correspond tout à fait à sa nature. Mais la crise de 1930 frappe Genève, il se retrouve au chômage et c’est encore le dessin et la peinture qui lui permettent de surmonter toutes les difficultés. De nombreux évènements surviennent ensuite dans son existence, jusqu’au début des années cinquante. C’est à cette  période qu’il s’installe avec sa famille à Carouge, charmante petite ville qu’il ne quittera plus. Il s’y sent à l’aise, s’y fait de nombreux amis et c’est donc naturellement qu’il devient membre actif de la Palette carougeoise en 1967. Depuis cette date et jusqu’en 1995, il exposera tous les deux ou trois ans dans différentes galeries carougeoise et genevoises, en plus de participer chaque année à l’exposition collective de la Palette carougeoise. 

Passaquin laisse un grand nombre de dessins, gouaches, aquarelles et huiles. Il aimait parcourir la campagne et les villages de notre région, et encore la Provence, la Bourgogne ou la Loire. Lors de ses pérégrinations, il croquait d’un trait incisif les vieilles demeures qui le faisaient vibrer et des paysages pleins de charme, d’une douceur qui appelle la sérénité. L’absence de personnages est voulue. La présence d’un être fait pour bouger affaiblirait l’impression de calme qui se dégage de ses tableaux. Pourtant Passaquin n’était pas emprunté dans ce domaine. Il avait une affection particulière pour les clochards. En outre, grâce à son esprit d’observation et à son sens de l’humour, il excellait dans les caricatures de ses amis ou de personnages hauts en couleur (voir numéros 81 à 91 de la galerie).